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La Grande Bibliothèque d'Algarve

LA LÉGENDE

Encore un livre, édité début juin, que je partage avec plaisir parce qu’il ne m’a pas laissée insensible et que j’ai pratiquement lu d’une traite.

« La légende. Libres méditations d’un prisonnier encombrant » de Boualem Sansal.

Ce n’est pas un roman mais le témoignage d’un écrivain octogénaire jugé autant pour ce qu’il représente que pour ce qu’il écrit, à travers ses nombreux ouvrages, en homme libre. Ce n’est évidemment pas le livre le plus accompli de cet auteur franco-algérien sur le plan littéraire mais il est, évidemment, le plus personnel. Sansal a été condamné en Algérie, puis gracié, après des propos sur les frontières algéro-marocaines.

Pour cet écrivain, emprisonné et maltraité pendant plus d’un an, le livre va à l’essentiel bien qu’il manque parfois de chronologie. Mais ce sont là les premiers mots d’un homme tombé subitement en enfer, qui vient d’en être difficilement extirpé et qui se libère par l’écrit.

Ce livre est disponible à la Grande Bibliothèque d’Algarve en version Pdf ou en version Ebook. Contacter Anne-France Chapuis en message privé pour l’obtenir via Messenger ou WhatsApp ou en indiquant votre adresse mail à annefrance.chapuis@gmail.com

Ce qui m’a le plus touchée dans ce récit, ce sont les passages où il parle de son épouse, Naziha. Entre ses mots à lui et les confidences de sa femme, se révèle un amour fort et indéfectible face à la tempête qu’ils ont vécue.

C’est surtout un essai qui soulève des questions essentielles telles que les dérives du pouvoir, la corruption des élites mais aussi de l’injustice dont chacun peut devenir la victime dès lors qu’il ose critiquer, c’est-à-dire ose argumenter ou dénoncer. Les altercations qui ont suivi ente les maisons d’édition Gallimard et Grasset en sont une bien pitoyable illustration. Triste réalité sociologique…

La « Légende » est le nom donné à Boualem Sansal par ses « compagnons » d’infortune en prison, projetant sur lui un espoir de libération collective. D’emblée, Sansal explique que cette « affaire » ne lui appartient plus. 

C’est aussi, étymologiquement, « ce qui doit être lu » (du latin legenda). C’est donc l’histoire d’un écrivain que l’on a voulu effacer et qui devient un symbole.

À lire !

LA LÉGENDE
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